Hydroxychloroquine et Covid 19, qu’en disent les dernières études ?

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L’hydroxychloroquine est une dérivée de la chloroquine. Leurs formes moléculaires ne diffèrent que d’un groupe oxhydryle (hydroxyle) (OH) en bout de chaîne. L’hydroxychloroquine a, depuis 1955 pour être précis, été utilisé comme remède contre le paludisme. Il possède des propriétés anti-inflammatoires (contre les différentes formes d’inflammation) et immunomodulatrices (qui renforcent le système immunitaire).

L’hydroxychloroquine est généralement présentée sous forme de pilules alignées sur une plaquette ou en tas dans un flacon. Le Plaquénil en est actuellement la marque la plus en vogue, il est fabriqué et distribué par l’entreprise française SANOFI.

L’hydroxychloroquine pour traiter le Covid-19 ?

Le premier cas de Covid-19 (la maladie causée par le coronavirus de 2019) a été pisté le 17 novembre 2019 dans la ville de Wuhan, dans la province de Hubei en Chine. Cette infection est passée d’un cas isolé en une pandémie mondiale en l’espace de 2 mois. L’Organisation Mondiale de la Santé a prononcé l’état d’urgence de santé publique de portée internationale le 30 janvier 2020.

Dès lors, la course au traitement du Covid-19 fait rage dans tous les pays du monde entier ! L’usage de l’hydroxychloroquine a particulièrement retenu l’attention de la communauté scientifique. Les premières déclarations émanaient du Pr Didier RAOULT en février 2020 comme quoi cette molécule serait le remède miracle pour le traitement du Covid-19.

Néanmoins, dans une vidéo publiée par ce dernier, le 31 mars 2020, il préconise fortement un avis médical pour chaque recours à ce médicament.

D’un côté, en France, le ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran, a donné, le 23 mars 2020, son feu vert pour l’utilisation de l’hydroxychloroquine dans le traitement des patients sévèrement atteints du Covid-19.

D’un autre côté, aux États-Unis, le 28 mars 2020, la FDA (Food and Drug Administration) a donné l’autorisation aux personnels de la santé d’utiliser l’hydroxychloroquine comme recours d’urgence aux personnes souffrant d’une forme grave de cette infection.

En mars 2020, l’OMS a lancé un programme d’essai clinique sur les médicaments potentiellement envisageables contre le coronavirus. Le programme a été baptisé Solidarity Trial avec plus de 100 pays participants, dont la France en particulier, et l’hydroxychloroquine comme un des remèdes testés.

Les effets de l’hydoxichloroquine sur les patients

Selon une publication de la revue scientifique The Lancet, le 22 mai 202, l’hydroxychloroquine n’est pas efficace contre le coronavirus et présente des effets secondaires à risque pour les patients. Suite à cette publication, le Directeur Général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a été contraint d’annoncer, le 25 mai 2020, une suspension provisoire des essais cliniques avec ledit médicament.

L’OMS lance ainsi des études sur les données disponibles sur la mortalité et conclut qu’aucune modification du protocole des essais cliniques n’est nécessaire. Elle autorise donc, le 03 juin 2020, la reprise des essais avec l’hydroxychloroquine. The Lancet a annoncé en amont, le 04 juin 2020, le retrait de son fameux article basé sur des études effectuées par la société d’analyse de données de santé Surgisphere.

Finalement, les preuves apportées par le projet Solidarity, appuyées des conclusions constatées par le projet Recovery (essais cliniques britanniques), ont permis à l’OMS de prendre une décision réfléchie, celle d’arrêter les tests avec l’hydroxychloroquine. Selon cette branche onusienne, cet antipaludéen ne réduit pas la mortalité des sujets atteints du covid-19 !